Selon l’UNESCO, l’Union des populations du Cameroun est interdite par la France en juillet 1955, entre dans la clandestinité et engage une lutte armée à partir de décembre 1956 ; son secrétaire général Ruben Um Nyobè est tué par l’armée française le 13 septembre 1958. La même année, le 18 février, Ahmadou Ahidjo devient Premier ministre et négocie avec Paris l’autonomie interne puis l’indépendance : le Cameroun sous tutelle française y accède le 1er janvier 1960, le drapeau vert-rouge-jaune remplaçant le drapeau français lors d’une cérémonie à Yaoundé. Le parti unique est formé le 1er septembre 1966 ; les lois sur les libertés du 19 décembre 1990 autorisent de nouveau les autres partis, et la première élection présidentielle multipartite, le 11 octobre 1992, reste contestée.